Suggérer à un collègue de venir travailler à vélo et aussitôt, il vous répondra par des objections : « il pleut trop souvent », « je dois aller conduire mes enfants à l’école », « c’est trop dangereux », « c’est fatiguant »… Ce n’est pas pour rien que la part modale du vélo est si faible dans nos régions ! Si les freins à l’usage du vélo sont nombreux, qu’ils soient d’ordre pratique ou psychologique, c’est souvent la méconnaissance des réalités des déplacements à vélo qui dicte ces a priori. Voici donc quelques contre-vérités ou du moins des conseils pour lever les freins ou les réticences à l’usage du vélo.

Il est important de rappeler aussi que rien n’oblige les travailleurs à se rendre au travail tous les jours à vélo ; ce peut être juste un jour ou deux, c’est déjà ça…

Le vélo, c’est dangereux

Sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, celui qui n’a pas l’habitude de rouler à vélo a l’impression qu’il n’est pas en sécurité dans la circulation. Cette impression de danger est réelle, mais disproportionnée par rapport à la réalité.

  • Les statistiques hollandaises démontrent que plus le nombre de cyclistes augmente plus le risque d’accidents diminue.
  • Il est important de choisir un itinéraire adapté (petites rues tranquilles, RAVeLS, SUL, chemins de remembrements, pistes cyclables…)
  • Soyez bien visible (chasuble, éclairage, vêtements clairs…)
  • Le port du casque est vivement recommandé.

Le vélo, c’est ringard

Aujourd’hui, les mentalités changent et, selon le type de vélo et/ou le style du cycliste et de son équipement, l’image qui lui est associée est de plus en plus valorisante : dynamique, sportive, sympathique, éco-responsable, high-tech…

Je dois conduire mes enfants à l’école

  • Confiez la tâche au conjoint de temps en temps et organisez du covoiturage avec d’autres parents pour vous libérer un ou plusieurs jours.
  • Les périodes scolaires peuvent être mises à profit pour les déplacements à vélo.
  • Les enfants grandissent et prendront un jour seuls les transports en commun, voire leur vélo. L’argument n’a qu’un temps…

Le vélo sous la pluie ? Non merci

  • Frank Deboosere, le Monsieur Météo flamand est un cycliste quotidien. En 2016, seulement 6,2% de ses trajets ont été faits sous la pluie.
  • En suivant la progression des averses sur le buienradar, il est possible d’avancer ou retarder de quelques minutes son trajet à vélo pour éviter la pluie.

Le vélo, c’est vite volé

  • Pas si le vélo est bien attaché avec un bon antivol
  • Choisir un endroit de passage (contrôle social)
  • Faire graver son vélo
  • Un parking vélo sécurisé est un argument très important pour convaincre de nouveaux cyclistes

La distance est trop longue; ça monte ! 

  • Comme n’importe quelle activité physique, le vélo demande de l’entraînement. Ce qui peut paraître difficile les premières fois, deviendra très rapidement à votre portée. L’effort fourni est source de satisfaction et de fierté et petit à petit, conduit au plaisir et au bien-être.
  • Le vélo à assistance électrique est une réponse pertinente aux déplacements quotidiens plus longs, dans les régions où le relief est plus accidenté ou pour les personnes qui n’ont pas l’habitude de faire du sport.

Le vélo, ça prend du temps

  • En ville, aux heures de pointe et sur de courtes distances, le vélo est plus rapide que la voiture.
  • En dehors de ce cas de figure, le trajet à vélo prend plus de temps, mais il est constant puisque le cycliste n’est pas coincé dans les embouteillages et ne doit pas chercher une place de parking ; il n’y a donc pas besoin de prendre une marge de sécurité par rapport à son horaire.
  • Se déplacer à vélo, c’est faire une activité physique. Le temps plus long du déplacement à vélo par rapport à la voiture peut donc être économisé sur le temps consacré à une activité sportive.

Je dois faire mes courses

  • Faites vos courses le jour où vous prenez la voiture. Mieux, soyez organisé et planifiez vos courses une ou deux fois par semaine.
  • Les sacoches ou paniers que l’on peut mettre sur le vélo peuvent suffire pour les petites courses quotidiennes.

Au boulot, je dois être bien habillé(e)

  • Souvent, les entreprises ont des vestiaires. Les cyclistes peuvent en demander l’usage. C’est important pour pouvoir se changer : nous conseillons pour les trajets à vélo des vêtements techniques confortables et surtout adaptés à la pratique du vélo et aux températures du moment.
  • Disposer d’un casier ou d’une armoire au bureau permet d’entreposer le costume ou les vêtements de rechange que vous aurez emportez un jour avec voiture ou que vous aurez transporté dans les sacoches de votre vélo.